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Category Archives for "nouveaux articles"

Voyage au bout des alternatives – évocation autobiographique

D’une certaine manière, l’article que je vous propose aujourd’hui n’était pas sensé être publié un jour. J’ai néanmoins décidé de le faire pour deux raisons :

  • Je reçois régulièrement, de ce blog, de l’autre blog que je gère ou sur les réseaux sociaux des demandes de précisions d’ordre biographique, sur l’origine de mon approche des sujets que j’aborde. J’ai jusqu’à présent un peu rechigné, ne trouvant pas forcément cela utile. Et puis le temps passe…
  • Ce texte, à l’origine, a été créé pour un projet artistique mis en scène par Fanny de Chaillé, La Bibliothèque. Je l’ai proposé et « joué » un an après les évènements qu’il décrit, parce que cela m’a aidé à comprendre mon itinéraire. Les fameux « évènements » ont aujourd’hui deux ans. Je pense que le texte conserve sa capacité d’éclaircissement sur l’investissement dans les alternatives, au delà de mon cas personnel. 

Alors… pour éclaircir peut-être certains positionnements exprimés dans ce blog ou ailleurs, pour témoigner de la capacité de résilience de l’être humain, et surtout pour remercier la lumière qui m’est revenue il y a deux ans à travers une rencontre, voici ce qui s’appelait à l’origine « Je t’M, de Michel Leprince« . Il est dédié à la fée AmZelle.

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Comment mes enfants ont fini par dormir (et moi aussi)

Il est presque 22h30, et j’en suis à mon quatrième aller-retour dans l’escalier. Swann a cinq ans, le coucher se passe maintenant bien, en général. Mais ce soir, ça ne va pas. Il chouine, s’agite, n’arrive pas à s’endormir. Moi, je sentais que je commence à perdre patience. Son grand frère Nawel, au premier étage du lit superposé recommence également à s’agiter. J’ai senti que la situation allait déraper. Et soudain, je ne sais pas pourquoi, m’est revenue la « méthode » d’endormissement que je pensais avoir inventée lorsqu’ils étaient tout petits. Je me suis dit « bah pourquoi pas ». Résultat : dix minutes plus tard, les deux dormaient. J’ai entendu leur respiration s’apaiser, s’approfondir, et un petit ronronnement s’installer.

Sans cet évènement, j’aurais oublié cette « méthode » secrète pour faire dormir les bébés. À l’époque pourtant, je m’étais dit que j’écrirais un livre à ce propos. Si j’ai l’impression d’avoir lu à peu près tout ce qui existait sur le sujet, il y a une raison majeure. Aucun de mes deux garçons n’a été un gros dormeur. Doux euphémisme : Nawel a mis 3 ans et demi à faire des nuits complètes. Swann pareil. Cela fait quasiment sept ans sans une nuit complète. Tout ceux qui ont passé des nuits blanches à coté de bébés qui se réveillent régulièrement savent que c’est un calvaire. Le manque de sommeil est insupportable, et peut rendre complètement dingue. À l’époque donc, nous avions cherché avec leur maman à peu près toutes les méthodes imaginables, regardé (et revendu !) tous les livres. Je m’étais même formé aux méthodes de récupération en situation de survie. Ayant ainsi découvert la sieste. (Voir l’article qui en parle ici).

Néanmoins, j’avais également développé « à l’instinct » une technique que je considérais assez efficace pour aider mes enfants à s’endormir. Elle préservait aussi ma santé émotionnelle. C’est ce que je vous propose de découvrir.

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La nature sans laisser de trace : faire caca de manière écologique

Ce matin, j’ai un peu le coeur gros. Mon copain Helmut est parti sans moi. Enfin, il n’est pas parti tout seul : une famille est passée le prendre pour passer quelques jours en Suisse. J’ai fait les présentations, en disant « voilà Helmut ! », et ils ont eu l’air heureux de le rencontrer. Quelques instants plus tard, la question est arrivée : « Mais… il n’y a pas de toilettes ? ».

Non. Helmut n’a pas de toilettes. C’est un fourgon aménagé pour habiter confortablement à 4, avec un confort qui, il y a quelques années, m’aurait semblé du luxe. Dès qu’il est entré dans ma vie, il y a un an, j’ai enlevé les toilettes, et les ai remplacées par une pelle. 

Car l’été arrivant, fleurissent au bord des routes, en pleine nature, derrière les buissons ou au bord des chemins, ces petites sculptures ornées de papier volant. Car s’il est un art qui s’est perdu, c’est bien celui de savoir faire ses besoins proprement dans la nature. Ou comme l’évoque un livre célèbre, comment chier dans les bois. 

Pour bien préparer l’été, je vous propose donc aujourd’hui une révision des bonnes pratiques, afin que vous (re)découvriez la félicité d’un soulagement intestinal qui ne laisse pas de traces.

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29 mai 2017

Le design énergétique de vie quotidienne

Le blog d’Incub’ vient de publier un article résumant un exemple de design énergétique de sa vie quotidienne.

Bien souvent, les exemples de Design Énergétique portent sur des objets. Qu’il s’agisse de bâtiments ou de produits manufacturés, on comprend en général assez rapidement de quoi il s’agit. Concernant les services, le lien est parfois moins évident.
Mais si je vous disais que l’on pouvait faire le design énergétique de sa vie quotidienne, me croiriez-vous ? C’est pourtant ce que je vais vous montrer dans cet exemple réel d’un groupe de familles, quelque part en Savoie.
Ce n’est qu’un exemple… Certains de leurs choix pourront vous sembler extrêmes, d’autres trop modestes. Finalement, ce qui est intéressant dans l’histoire, c’est l’endroit où chacun peut trouver des marges de manoeuvre. Le reste ne dépend que des contextes particuliers…

Je vous invite à découvrir la suite en cliquant sur ce lien : 

Le design énergétique de vie quotidienne

 

Cultiver cinq qualités d’esprit pour se respecter (et rester performant)

Très franchement, je ne l’ai pas vu venir. Certes, depuis plusieurs mois, j’avais cette sensation que mon esprit fonctionnait de mieux en mieux, de plus en plus vite. D’abord, c’est venu en percevant une sorte d’accroissement de productivité. Je résolvais les mêmes questions en deux fois moins de temps, je détectais les quelques calculs à mener, et laissais de côté ceux qui n’étaient pas pertinents. Cela me permettait de m’occuper d’autres questions, professionnelles et personnelles, d’y consacrer des ressources mentales. 

qualité d'esprit - prise de têtePuis je me suis rendu compte que les problèmes tournaient dans ma tête dès le réveil, et que mon réveil, spontané, se faisait de plus en plus tôt. A l’inverse, le soir, mon esprit continuait à tourner, à manipuler des idées. Parfois, je me réveillais à 5h23 plusieurs nuits d’affilées, branché sur les problèmes qui m’occupaient. C’était comme si mon esprit était en roue libre, prenait sa propre autonomie et ne me laissait pas en paix. 

Ca s’est terminé en burn-out généralisé, pro et perso. Il m’a fallu un an pour pouvoir de nouveau réfléchir « droit » pendant une durée normale. Depuis, je le sens parfois : la machine s’emballe.

Je suis convaincu que je ne suis absolument pas le seul, que ce genre d’histoire, sous des formes variées, est le lot quotidien de beaucoup, en particulier parmi les « professions intellectuelles ». Pourquoi donc, ça ne s’arrête pas ? Pourquoi ces phénomènes semblent prendre une telle ampleur ? Je n’ai certainement pas la réponse ultime… mais je peux partager ce qui marche pour moi. 

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Garder le cap dans les tempêtes : l’exercice de la vigie

vigie - tempêteIl y a des périodes dans la vie où on a juste l’impression que le destin s’acharne. Les catastrophes s’enchaînent dans une série noire, et à peine a-t-on commencé à se relever d’une tornade qu’un nouveau tremblement de terre survient.

Parmi ces évènements, les décès prématurés, imprévisibles, sont particulièrement douloureux. Soudainement, c’est comme si la réalité chancelait, et on se retrouve entouré de proches effondrés qui répètent « je ne comprends pas ? » ou « mais pourquoi ? », ou encore « ce n’est pas juste ! ». Le sens manque, la compréhension fait défaut, l’esprit est impuissant, submergé par l’ampleur de l’évènement.

Les évènements de la vie n’ont heureusement pas tous une telle démesure, mais beaucoup, à leur échelle, nous bousculent et nous questionnent. Vous ne trouvez pas ça fatigant ? Ou plutôt… n’avez-vous pas parfois l’impression d’être balloté comme le capitaine d’un petit navire sur un océan émotionnel parcouru d’orages capricieux ?

Moi, si. Enfin, je l’étais.

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Vivre negaWatt au quotidien dès maintenant, en 11 points.

J’ai connu négaWatt il y a plus de 10 ans, et depuis, j’ai eu l’occasion de côtoyer les membres de ce réseau de (très) près. Et quelque chose m’a toujours semblé difficile : de cet imposant travail à l’échelle nationale, imaginer ma petite vie negaWatt au quotidien. C’est une chose de lire « la consommation d’énergie finale dans l’industrie sera de 342 TWh/an en 2050 ». C’en est une autre d’en imaginer la signification dans la vie de tous les jours. Par ailleurs, il y a un aspect « tous dans le même panier » qui rend difficile, parfois, de se projeter. Ainsi, si je lis « l’utilisation de l’avion (pour les longs courriers) diminue fortement de 2.72E11 km en 2017 à 1,34E10 km en 2050 »… Alors, ça veut dire quoi ?

Bref… j’ai eu envie de voir s’il y avait des manières simples de « vivre négaWatt » dès aujourd’hui. Pour dresser cette liste, je n’ai pris que des changements simples qui ne dépendent que de moi. Je laisse de côté ceux pour lesquels la société doit au préalable s’organiser. Voici donc 11 pistes d’actions simples, concrètes, parfois amusantes. Elles sont (presque) directement tirées du scénario négaWatt.

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Comment changer de vie en commençant par ne rien faire.

Et si vous changiez de vie dès ce soir ?

Ce n’est peut-être pas la première fois que vous vous dites qu’il y a des choses à changer dans votre vie. Peut-être depuis des années, périodiquement, vous rentrez le soir en vous disant que la coupe est pleine.

Cela peut recouvrir beaucoup de choses comme s’épuiser à un travail qui a perdu son sens. Mais aussi sentir obligé d’aller à des rendez-vous ennuyeux, ou simplement sentir confusément un décalage entre la réalité et « ce que ça devrait être ». C’est peut-être le plus compliqué : bien souvent, la sensation est confuse. Il est bien difficile de déterminer ce qu’il faut garder et ce qu’il faut changer. Et par conséquent, il est bien difficile de savoir par où commencer.

Est-ce que pour cela que les résolutions ne tiennent pas ? Qu’on répète « je vais reprendre le sport, donc être plus en forme, donc me détendre, donc me sentir mieux le soir » ? Raisonnement interchangeable avec « je vais changer de boite, donc changer de chef, donc me sentir mieux, et le reste suivra ».

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Comment je me suis passé de banque

Comment j’ai réalisé mon projet avec un emprunt participatif.

 

Mai 2013. Cela faisait plusieurs mois que nous avions le projet de rejoindre un habitat partagé. Celui-ci se trouvait en Savoie, dans une grande maison, et nous connaissions bien les habitants. Aussi, quand nous avons appris qu’un appartement allait se libérer, nous avons postulé, et avons été retenu. Sur le principe, c’était gagné. Restait un détail : trouver 140 000 €.

Nous avions environ 50000 € d’apport, il nous « suffisait » donc d’emprunter 90000 € pour pouvoir racheter les parts sociales des habitants sortants. J’étais entrepreneur salarié avec des revenus stables depuis plusieurs années, ma femme était fonctionnaire. Nous étions très confiants. Tellement confiants que, l’appartement étant vide, nous avions commencé à faire quelques travaux tout en commençant à rencontrer des banques. Rapidement, il s’est avéré que beaucoup refusaient par principe de financer des projets en SCI. Nous nous sommes tournés vers une banque « coopérative » très réputée, dont la communication évoquait souvent les habitats partagés. Après plusieurs semaines de balades de services en service, la réponse tombe : « ça ne va pas être possible ». Commençant à trouver l’histoire compliquée, je me tourne vers l’agence locale d’une banque « mutualiste », que l’on m’avait recommandée. C’était mon dernier espoir, mais je restais confiant.

C’était un mardi midi de printemps, j’en ai un souvenir très précis. Nous avions travaillé toute la matinée dans l’appartement avec Stéphanie, une amie, et pour célébrer notre prochain emménagement, nous dégustions quelques frites « maison » à la terrasse d’un bistrot à Aix les Bains. Le téléphone sonna. C’était le banquier. J’ai très vite compris, malgré les circonvolutions : « il aurait bien voulu, mais ça n’allait pas être possible ». Je suis revenu à table, abattu. C’est alors que Stéphanie a dit : « Moi, je ne suis pas comme ton banquier. Je peux te prêter 500 € maintenant. Il te suffit d’en trouver 280 autres ».

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