Saut à l’élastique : danger réel et risque perçu

Je vous ai déjà parlé dans un autre article de cette pratique que j’utilise et recommande. Elle consiste, à chaque début d’année, à écrire les choses que j’aimerais réaliser dans l’année. Puis, à la fin de l’année, je repasse ces rêves d’un an. C’est toujours un moment émouvant. Cela me rassure aussi, dans les moments plus difficile. Je peux me souvenir : « ah oui, j’ai quand même fait tout ça ! ». 

saut à l'élastique - dessinCette année, dans le carnet, j’avais noté que je voulais faire un saut à l’élastique. Cela fait partie des vieilles idées que je traîne, cette sorte de rêves que je n’ai jamais vraiment osé réaliser. « Trop futile », « trop cher », « trop égoïste », etc. Mais cette année, j’ai décidé d’oublié les fausses bonnes raisons. 

Et il y a quelques jours, quelques part entre Le Vigan et Millau, un petit panneau au bord de la route. « Ici, Saut à l’Élastique ». Ça tombe bien, nous avons besoin d’une pause. Je peux au moins voir le site. Il y a écrit « tous les dimanches de Juillet ». Tiens, nous sommes dimanche. Amélie me pousse : « Appelle donc, on n’a aucune contrainte d’emploi du temps ». J’appelle. On me répond « OK, RDV à 15h alors ». 

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Vive les loisirs non-créatifs. 

Depuis que je suis enfant, je vois fleurir à l’approche de l’été les magazines de jeux et loisirs dans les rayons des magasins. Longtemps, j’ai cru que cela se résumait aux mots croisés (mon père adorait ça), rejoints par les sudokus. Je n’ai jamais été un fan, alors je me suis cru sauvé quand est arrivée, plus récemment, la vague des « coloriages zen ». 

Cela tombait parfaitement bien : j’étais stressé, et me suis toujours considéré fort peu habile en disciplines graphiques. Quelle chance donc ! Voici qu’on me proposait de détendre mon esprit, et d’accéder au plaisir (croyais-je) du dessin. Et cela avec beaucoup plus de simplicité que dans mes tentatives ratées et donc frustrantes d’aborder la poterie, l’aquarelle ou le dessin. Cette forme de « loisirs créatifs » me permettait enfin de m’imaginer en peintre serein plongé dans sa création… enfin presque. 

J’achetais donc mes premiers cahiers de « coloriage zen ». Pour tout dire, c’était en Allemagne, l’objet s’appelait donc « Mahlbuch for erwachsene », soit « coloriages pour adultes ». Pour accentuer l’effet, j’ai choisi un gros livre intitulé « Méditation », dont le sous-titre annonçait : « Laisser s’envoler tous les soucis avec de merveilleuses images ». Convaincu de ma rapide addiction, j’achetais également un exemplaire proposant de merveilleux mandalas, ainsi, bien sûr, qu’une grosse boite de crayons de couleur. 

J’étais heureux comme un enfant. Le soir même, je commençais, attentif à tout ce que je pouvais ressentir. 

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Dix avantages de l’emprunt participatif

Lorsque je parle de l’emprunt participatif, je sais que j’ai tendance a accentuer le côté « j’ai financé ce que les banques ne voulaient pas financer ». C’est vrai… mais un peu simple. En réalité, il y a de nombreux autres avantages à utiliser l’emprunt participatif. Certains sont « égoïstes », au sens littéral : c’est plus intéressant pour l’emprunteur. D’autres avantages sont d’ordre plus large, au niveau sociétal. 

Dans cette brève liste, je vous présente une dizaine d’avantages parfois peu connus à l’emprunt participatif. 

(Je tiens à remercier vivement mon ami Sébastien Kraft, expert en économie coopérative, pour ces nombreuses réflexions. Retrouvez également Sébastien Kraft dans notre formation en emprunt participatif où nous vous expliquons comment financer vos projets sans banque ni plate-forme. Vous ne le regretterez pas !)

  1. Vous obtiendrez plus d’argent que ce dont vous avez besoin

Dans mon cas personnel, j’avais rassemblé les 90 000€ qu’il me fallait en 6 jours, et les propositions continuaient à arriver. J’ai ainsi pu emprunter un peu plus, et surtout organiser mon prêt de manière plus efficace. En savoie, un projet de logements collectifs recherchait 200 000 € et a levé… 340 000 € ! Cela leur a permis d’ajouter un appartement au projet. Ce n’est pas une exception : dans l’immense majorité des cas, l’emprunt participatif permet d’obtenir plus d’argent que ce qu’on avait demandé.

  1. Les intérêts disparaissent presque

Lorsque vous demandez à un membre de votre famille ou un ami de vous prêter de l’argent, il est rare que vous évoquiez la question du taux d’intérêt. Dans le cas de l’emprunt participatif, les prêteurs proposent des sommes « petites », en tous cas à leur yeux. Et bien souvent, ils prêtent à 0%, ou à un taux très faible. Résultat : le taux final de l’emprunt global est bien souvent dérisoire. Les intérêts disparaissent presque, c’est de l’argent qui peut être utilisé à autre chose. Et ce n’est parfois pas « un peu » d’argent : cela représente parfois plusieurs dizaine de milliers d’euros. Mieux chez vous et dans le projet que chez le banquier, non ? 

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Le jour où j’ai voulu être riche. 

Mon métier m’amène parfois auprès de jeunes en formation initiale. Le plus souvent, il s’agit d’élèves de grandes écoles, mais aussi de cursus universitaires ou en conservatoire de musique. Hormis le sujet pour lequel j’interviens, j’ai l’habitude de consacrer un temps à la question suivante : « combien voulez-vous gagner ? ». Elle provoque souvent un malaise, suivi d’une passionnante discussion. Combien ? Pourquoi ? Comment ? Dans un monde où l’on parle si souvent d’argent, de pouvoir d’achat, de prix bas et d’économie, je suis très souvent frappé du figement de mes interlocuteurs face au sujet. Peu de gens, et encore moins parmi ces futurs travailleurs semblent se poser la question de cette manière. 

Bien souvent, ils me répondent « on nous a dit qu’avec notre diplôme, on pouvait demander X €/mois ». Ill me semble pourtant qu’il y a une différence fondamentale entre « pouvoir » et « vouloir ». D’une certaine manière, c’est là que réside une grande part de notre humanité…

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11 janvier 2018

Peut-on offrir un cadeau qui ait du sens ?

Depuis maintenant plusieurs années , comme beaucoup, je m’interroge et me sens plutôt stressé lors des fêtes de fin d’année. Aujourd’hui, je pense que cet état est surtout lié à deux élans contradictoires en moi :

  • Le premier me parle de l’absurdité de cette accumulation d’objet, à cette montée en puissance de la pression consumériste lors du mois de décembre. Je suis entouré de toutes parts de messages qui me disent : « Regarde cet objet formidable ! Comme tu serais une bonne personne si tu l’achetais, ce serait une vraie preuve d’affection ! ». Moi qui ai un léger penchant agoraphobe, je sens également de l’inquiétude à la perspective des réveillons. Il y a du monde, du bruit. Bien que j’apprécie un bon repas, mon estomac semble se mettre en panique avec la mention quotidienne de dindes, bûches, produits de la mer et que sais-je encore, dont il semble que mes contemporains se nourrissent exclusivement au mois de décembre. Je ne vous parlent même pas des différents questionnements éthiques ou écologiques qui m’assaillent.
  • Le deuxième élan me répète inlassablement que, malgré tout, cela doit bien avoir un sens. Je pense que cela accentue mon malaise. Car après tout, si ce deuxième élan n’existait pas, je pourrais en toute bonne conscience me retirer du monde pendant quelques semaines, couper les communications et me retrouver bien tranquille. Or, cela me semble extrêmement difficile.

Aussi, depuis plusieurs années maintenant, et comme beaucoup d’entre nous, j’ai cherché à « remettre du sens» dans cette période des fêtes.

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Voyage au bout des alternatives – évocation autobiographique

D’une certaine manière, l’article que je vous propose aujourd’hui n’était pas sensé être publié un jour. J’ai néanmoins décidé de le faire pour deux raisons :

  • Je reçois régulièrement, de ce blog, de l’autre blog que je gère ou sur les réseaux sociaux des demandes de précisions d’ordre biographique, sur l’origine de mon approche des sujets que j’aborde. J’ai jusqu’à présent un peu rechigné, ne trouvant pas forcément cela utile. Et puis le temps passe…
  • Ce texte, à l’origine, a été créé pour un projet artistique mis en scène par Fanny de Chaillé, La Bibliothèque. Je l’ai proposé et « joué » un an après les évènements qu’il décrit, parce que cela m’a aidé à comprendre mon itinéraire. Les fameux « évènements » ont aujourd’hui deux ans. Je pense que le texte conserve sa capacité d’éclaircissement sur l’investissement dans les alternatives, au delà de mon cas personnel. 

Alors… pour éclaircir peut-être certains positionnements exprimés dans ce blog ou ailleurs, pour témoigner de la capacité de résilience de l’être humain, et surtout pour remercier la lumière qui m’est revenue il y a deux ans à travers une rencontre, voici ce qui s’appelait à l’origine « Je t’M, de Michel Leprince« . Il est dédié à la fée AmZelle.

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Comment mes enfants ont fini par dormir (et moi aussi)

Il est presque 22h30, et j’en suis à mon quatrième aller-retour dans l’escalier. Swann a cinq ans, le coucher se passe maintenant bien, en général. Mais ce soir, ça ne va pas. Il chouine, s’agite, n’arrive pas à s’endormir. Moi, je sentais que je commence à perdre patience. Son grand frère Nawel, au premier étage du lit superposé recommence également à s’agiter. J’ai senti que la situation allait déraper. Et soudain, je ne sais pas pourquoi, m’est revenue la « méthode » d’endormissement que je pensais avoir inventée lorsqu’ils étaient tout petits. Je me suis dit « bah pourquoi pas ». Résultat : dix minutes plus tard, les deux dormaient. J’ai entendu leur respiration s’apaiser, s’approfondir, et un petit ronronnement s’installer.

Sans cet évènement, j’aurais oublié cette « méthode » secrète pour faire dormir les bébés. À l’époque pourtant, je m’étais dit que j’écrirais un livre à ce propos. Si j’ai l’impression d’avoir lu à peu près tout ce qui existait sur le sujet, il y a une raison majeure. Aucun de mes deux garçons n’a été un gros dormeur. Doux euphémisme : Nawel a mis 3 ans et demi à faire des nuits complètes. Swann pareil. Cela fait quasiment sept ans sans une nuit complète. Tout ceux qui ont passé des nuits blanches à coté de bébés qui se réveillent régulièrement savent que c’est un calvaire. Le manque de sommeil est insupportable, et peut rendre complètement dingue. À l’époque donc, nous avions cherché avec leur maman à peu près toutes les méthodes imaginables, regardé (et revendu !) tous les livres. Je m’étais même formé aux méthodes de récupération en situation de survie. C’est ainsi que j’ai découvert la sieste. (Voir l’article qui en parle ici).

Néanmoins, j’avais également développé « à l’instinct » une technique que je considérais assez efficace pour aider mes enfants à s’endormir. Elle préservait aussi ma santé émotionnelle. C’est ce que je vous propose de découvrir.

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Gagner du temps et de l’efficacité avec les principes de GTD

Certains sujets semblent intimement liés au fait de vouloir remettre de l’ordre dans sa vie. Le thème de la « gestion du temps » en est un. Nombreux sont ceux (j’en fais partie) qui trouvent que les journées sont un peu trop courtes pour la quantité de choses que l’on envisage en général d’y placer. Nous sommes nombreux à trouver que les contraintes extérieures  (professionnelles, logistiques, administratives, etc.) laissent peu d’espace pour la vie personnelle. Je pense que j’aborderai la question même de « gestion du temps » d’une autre manière dans ce blog. Ce n’est pas de cela dont je veux vous parler aujourd’hui. 

Moi-même chroniquement multi-actif, j’ai souhaité il y a quelques années mettre en place la célèbre méthode GTD (Getting Things Done). Inventée par David Allen, on pourrait en traduire l’intitulé par « faire en sorte que les choses soient faites ». Je suis certain que vous trouverez de très nombreuses ressources sur internet (Par exemple ici ou ) qui vous décriront par le menu de quoi il s’agit. 

Je ne veux pas parler aujourd’hui de la méthode elle-même mais des outils que l’on peut utiliser pour l’implémenter et l’exploiter au mieux. Ce qui nous intéresse, c’est qu’elle implique certains grands principes d’organisation dont on peut dire qu’ils ne sont pas spécifiques à cette méthode. Par ailleurs, comme tout outil, elle ne reste finalement qu’un outil ! Son efficacité découle directement de notre capacité de changement d’habitudes intérieures dans son application. C’est peut être le principal intérêt d’une telle méthode : nous faire changer nos habitudes de traitement de l’information.

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La nature sans laisser de trace : faire caca de manière écologique

Ce matin, j’ai un peu le coeur gros. Mon copain Helmut est parti sans moi. Enfin, il n’est pas parti tout seul : une famille est passée le prendre pour passer quelques jours en Suisse. J’ai fait les présentations, en disant « voilà Helmut ! », et ils ont eu l’air heureux de le rencontrer. Quelques instants plus tard, la question est arrivée : « Mais… il n’y a pas de toilettes ? ».

Non. Helmut n’a pas de toilettes. C’est un fourgon aménagé pour habiter confortablement à 4, avec un confort qui, il y a quelques années, m’aurait semblé du luxe. Dès qu’il est entré dans ma vie, il y a un an, j’ai enlevé les toilettes, et les ai remplacées par une pelle. 

Car l’été arrivant, fleurissent au bord des routes, en pleine nature, derrière les buissons ou au bord des chemins, ces petites sculptures ornées de papier volant. Car s’il est un art qui s’est perdu, c’est bien celui de savoir faire ses besoins proprement dans la nature. Ou comme l’évoque un livre célèbre, comment chier dans les bois. 

Pour bien préparer l’été, je vous propose donc aujourd’hui une révision des bonnes pratiques, afin que vous (re)découvriez la félicité d’un soulagement intestinal qui ne laisse pas de traces.

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Philippe Vachette, des premières déchetteries à la solidarité énergétique, financière et sociale (2)

Philippe Vachette - Philippe

philippe vachette - papillonNous retrouvons Philippe Vachette pour la deuxième partie de cette interview consacrée à une partie des nombreuses démarches « alternatives » qu’il a initiées ou auxquelles il a pris part. 

Dans la première partie, nous avons découvert l’histoire du groupe Inddigo, les affres de la création des premières déchetteries, et le combat de Philippe contre la financiarisation du monde. 

Merci à toutes et tous des nombreux relais, partages et commentaires, sur les réseaux sociaux et ailleurs. Peut-être avez-vous un témoignage à apporter en lien avec cette interview ? N’hésitez surtout à utiliser les commentaires, ils sont faits pour ça ! 

Alors Philippe, nous t’avions laissé aux portes de la mairie de Chambéry, et tu parlais d’une certaine « mission développement durable ». De quoi s’agissait-il ? 

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29 mai 2017

Le design énergétique de vie quotidienne

Le blog d’Incub’ vient de publier un article résumant un exemple de design énergétique de sa vie quotidienne.

Bien souvent, les exemples de Design Énergétique portent sur des objets. Qu’il s’agisse de bâtiments ou de produits manufacturés, on comprend en général assez rapidement de quoi il s’agit. Concernant les services, le lien est parfois moins évident.
Mais si je vous disais que l’on pouvait faire le design énergétique de sa vie quotidienne, me croiriez-vous ? C’est pourtant ce que je vais vous montrer dans cet exemple réel d’un groupe de familles, quelque part en Savoie.
Ce n’est qu’un exemple… Certains de leurs choix pourront vous sembler extrêmes, d’autres trop modestes. Finalement, ce qui est intéressant dans l’histoire, c’est l’endroit où chacun peut trouver des marges de manoeuvre. Le reste ne dépend que des contextes particuliers…

Je vous invite à découvrir la suite en cliquant sur ce lien : 

Le design énergétique de vie quotidienne

 

Philippe Vachette, des premières déchetteries à la solidarité énergétique, financière et sociale (1)

Philippe Vachette - Philippe

philippe vachette - papillonLorsque vous vous intéressez aux « Alternatives » dans le bassin chambérien, en Savoie, un nom semble surgir constamment. Philippe Vachette semble avoir été de toutes les aventures, et dans des domaines infiniment variés. Dans mon projet de rencontrer des « papillons », ces gens qui battent des ailes là où ils sont, et changent parfois le cours du monde, Philippe était naturellement en tête de liste. 

L’interview sera publiée en deux parties. Il en aurait peut-être fallu quatre ou cinq ! Je vous laisse la découvrir, en vous prévenant : Philippe est aussi connu pour son franc-parler !

En cette fin de mois mars, Philippe nous accueille chez lui, dans sa maison chargée d’histoire aux portes de Chambéry. Les bidons de sève de bouleau fraîche sont prêts à l’embouteillage. Tout de suite, il commence : « tu connais J’aime Boc’Oh ? » et dégaine un pot de confiture. De J’aime Boc’Oh dont il est aujourd’hui président, nous parlerons une autre fois, en détail. J’ai envie de connaître les origines des histoires…

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